« Mr Monday » : sortie courant 2017.

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En rédaction depuis septembre 2015, mon prochain roman devrait voir le jour courant 2017.

 

Bientôt, un nouveau tueur en série viendra hanter les rues de Lyon mettant en scène des meurtres sanglants et des  mises en scène macabres. Le Lieutenant Maleck devra tout faire pour l'arrêter sans sombrer dans la fascination pour ce prédateur d'un nouveau genre. Chaque lundi laissera une nouvelle victime. Ses seuls indices seront ces   clichés que le tueur laisse derrière lui et ce nom énigmatique qu'il sait lui-même donné : Mr Monday.

 

En attendant, vous pouvez retrouver mes autres bébés ici Ma Librairie en ligne

Bilan des Ateliers après 1 mois

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Après plus d’un mois, voici le bilan des places restantes dans les différents ateliers de Bibliophage :

 

Théâtre débutant/intermédiaire Lundi : Complet

 

Théâtre Confirmé Mardi 19h/21h : Complet

 

Théâtre Enfant Mercredi 14h/15h30 : Reste quelques places

 

Cinéma/Scénario Mercredi 17h/18h30 : Reste 5 places

 

Scénario Ecriture Jeudi : Complet

 

Improvisation Vendredi 18h30/20h30 : Complet

 

Si l’un des ces ateliers vous intéresse,

rendez-vous dans la section Contact ou sur FroggyArt.com.

Bilan des ateliers : 1ère semaine.

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Après une semaine de rentrée, voici le bilan des places restantes dans les différents ateliers de Bibliophage :

 

Théâtre débutant/intermédiaire Lundi : Complet

 

Théâtre Confirmé Mardi 19h/21h : Reste 1 place

 

Théâtre Enfant Mercredi 14h/15h30 : Reste 5 places

 

Cinéma/Scénario Mercredi 17h/18h30 : Reste 5 places

 

Scénario Ecriture Jeudi : Complet

 

Improvisation Vendredi 18h30/20h30 : Reste 2 places

 

Si l’un des ces ateliers vous intéressent,

rendez-vous dans la section Contact ou sur FroggyArt.com

 

Attention, ça se remplit vite !!!


 

 

« Par le fer et par le sang » – Les premières pages.

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Réveillé par le froid de la rosée du matin déposée sur toutes les parties découvertes de son corps, Kinnison fut le premier debout. La nuit ne l’avait pas épargné et tous ses muscles le faisaient atrocement souffrir. Son bouclier en guise de couver­ture, et son épée à portée de main, le chevalier s’était préparé à toute éventualité durant son sommeil. Ses deux compagnons dormaient toujours, d’un sommeil agité. Kinnison se mit sur pied et contempla ce qui lui restait de son ancienne vie : son armure, son épée et sa monture.

La bataille avait été rude, mais plus que cela, elle avait été vaine… Leur armée décimée, leur seigneur vaincu, les trois frères d’armes s’étaient pliés à l’unique solution qui s’imposait à eux : la fuite. Chevauchant toute la nuit pour échapper aux troupes ennemies chargées d’exterminer les survivants du royaume déchu. Mais ces trois-là étaient plus durs à vaincre, plus durs à attraper et après un ultime combat en sous-nombre, alors que le jour mourait, ils avaient pu se réfugier au pied d’une cascade près de la forêt de Fontiane, paysage paradi­siaque dans d’autres circonstances, et  pourtant dernier décor en date symbolisant leur défaite.

Finalement, qu’est-ce qui était le pire ? Cette défaite sans appel ? La mort du seigneur Wien censé être protégé par Hix ? Tout cela était du passé…

Non, en fait le pire était de se retrouver ici, en territoire en­nemi, en fuite avec d’énormes armures et montures frappées du sceau du royaume de Scalia et de Jaspa. Il était conscient qu’il allait devoir se séparer de tous ces attributs autrefois confiés par le seigneur Wien et qui le rattachaient à leur ancien territoire. Mais son glaive ? Non pas son glaive, aucune marque n’y était apposée et pourtant… il était l’unique lien pouvant trahir son appartenance à son ancienne patrie. Il fallait qu’il efface tout lien avec son passé. À partir d’aujourd’hui, il était hors de question de retourner là-bas, sauf peut-être… sauf peut-être pour la vengeance.

Le surnombre, les machines de guerre, tout était de leur côté… Alors quoi ?!

Debout face à la cascade de Fontiane, Kinnison fut tiré de ses pensées par la voix réconfortante de Hix.

  • – N’y pense plus, dit-il.
  • – Comment oublier ? Nos vies étaient vouées à ce royaume, et maintenant…
  • – Je sais, maintenant il faut tout faire pour sauver nos vies et nous faire oublier.
  • – Je suis d’accord, Hix. Mais pourquoi tout a tourné à notre désavantage ?

 

Le visage assombri, Hix effaça cette conversation d’un geste de la main. Levant la tête vers le ciel, et scrutant les envi­rons, il déclara qu’il était grand temps de réveiller Cassidy et de partir. Ce dernier ouvrit les yeux dès que Kinnison prononça son nom, comme s’il ne dormait pas…

Des trois hommes, Hix était celui qui était le plus affecté, celui qui avait le plus souffert de cette bataille, et pour cause, il était le garde du corps du seigneur Wein qui avait péri la veille. Quel déshonneur pour un chevalier ! Il n’avait pas dit un mot depuis la cavalcade de la nuit précédente. Le garde du corps avait chevauché toute la nuit, prenant la tête du groupe et guidant les deux autres à travers bois et champs jusqu’au refuge où ils avaient fait halte.

Toute la nuit, la promesse qu’il avait faite devant l’assemblée des chevaliers de Scalia l’avait hanté. Ce serment qui faisait de lui le garde du corps officiel du seigneur Wein, ce serment qui avait fait la fierté de sa famille. Même son père, très malade à l’époque, avait pu être témoin de la réussite de son fils. Pour atteindre cet objectif, Hix s’était entraîné plus que quiconque, avait passé d’inombrables tests, il avait vaincu ses concurrents à la loyale dans un tournoi officiel. Et son sacre attendu en avait fait l’un des hommes les plus puissants et prometteurs de Scalia. Le jour de sa nomination aux côtés de Wein, tous les chevaliers ou aspirants et les familles importantes du pays étaient présents. Son jour de gloire personnel symbolisait le début d’une nouvelle relation entre Hix et Wein, les amis d’enfance. Son grade lui apportait respect et pouvoir mais son avenir prometteur s’était brisé la veille au soir, lorsqu’il avait failli à son devoir. Tout s’était soudain arrêté, quand devant ses yeux l’âme avait violemment quitté le corps de son seigneur et ami. Wein s’était accroché à la vie comme une flamme mourrante à la mèche d’une bougie. Puis dans un dernier souffle, la lueur s’était éteinte dans ses yeux et avait signé la fin de Scalia et celle de nombreux espoirs.

Il n’y eut aucune contestation quant au fait d’abandonner les chevaux marqués au fer rouge du symbole de Scalia, il en fut évidemment de même pour les armures. En l’espace d’un instant, ces hommes passèrent du rang de chevaliers du pays de Scalia à celui de vagabonds du pays d’Abril, leurs meilleurs ennemis. Même depuis la réunification de Vanissis, ces deux territoires étaient restés en simple tension politique. La nuit dernière, elle avait pris une envergure inattendue…

*

Curieux de connaitre la suite ? Procurez vous le livre sur LULU.com

Envie de concours d’écriture ?

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Pour tous ceux qui désirent s’essayer aux concours littéraires.

Pour tous ceux qui ont des manuscrits qui dorment au fond de leurs tiroirs.

Pour tous ceux qui ont besoin de challenge.

Le site enviedecrire.com fait régulièrement la liste des concours de nouvelles ou de poésies sur toute la France. Chacun d’entre eux a ses propres règles, ses délais et ses récompenses détaillés sur la page.

Plus de renseignements directement sur le site.


 

 

Par le Fer et par le Sang – Réédition

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En préparation depuis plusieurs mois, la réédition du roman « Par le fer et par le sang » est enfin disponible feretsangsur LULU.com aux éditions Bibliophage.

 

Deux versions sont disponibles:

Une première classique à couverture souple et une seconde couverture rigide.

 

Dans les deux cas, vous retrouverez de nombreuses nouveautés : la carte du monde,des chapitres, et le début du tome 2 : Les leçons du passé.

 

 

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Inséparables – Disponible le 1er Octobre (Voir le teaser)

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Le 1er Octobre, le recueil Inséparables, écrit par Raphaël Lévy et Romain Gorce sera disponible sur LULU.com et Amazon.

Vous aurez le choix entre une version numérique ou papier.

 

 

« Six nouvelles pour un univers mélancolique entre rencontres qui n’auraient jamais dû avoir lieu et séparations impossibles. »


 

 

 

Le Complexe du Corn Flakes

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Cet édito risque de m’attirer les foudres de ceux qui pensent qu’en France, nos artistes sont aussi talentueux et productifs que les artistes… anglophones.

Alors oui, quitte à me faire lapider en place publique, je le dis haut et fort : les anglophones sont meilleurs que nous.

Je vous vois déjà bouillir en vous disant « Mais c’est faux, nous avons Zola, Hugo, Molière, Manet, Monet, Besson, Depardieu… » Mais oui ce sont des artistes énormes, sensationnels, qui ont marqué et marqueront leurs époques, je ne remets pas ça en cause. Mais quand nous sommes bons, ils sont très bons, et si nous arrivons à être très bons, alors ils deviennent divins.

Nous n’avons pas de King, pas de Poe, de Conan Doyle, de Straub… En musique, je peux comprendre que les français n’arrivent pas à s’exporter puisque la langue est un vrai barrage, mais en littérature, les traductions sont légions mais nous n’arrivons que difficilement à sortir de nos frontières.

À vrai dire, ce n’est pas tant le talent que je remets en cause ici, mais plutôt la mise en lumière des artistes inconnus.

Les romans anglophones arrivent à être traduits dans de nombreux pays et la cause directe est la médiatisation et la mentalité. Chez nous, un livre fantastique ou de SF ou de Fantasy sera considéré comme « enfantin » et donc négligé. Est-ce que King est négligé outre Atlantique ? Et Masterton outre Manche ? Non, ils sont plébiscités et même médiatisés ! Lorsque l’un d’eux sort un livre, le monde entier le sait alors que par chez nous, seul les livres intellectuels sont invités à être présentés sur les plateaux de télévision (Houellebecq, Beigbeder, BHL…). Hormis Marc Levy, il est rare de voir Fred Vargas, Maxime Chattam, Romain Sardou, Granget… Les romans non-intellectuels souffrent de la même mauvaise réputation que les jeux vidéo dans les années 80, ou du rock dans les années 60.

Un problème de moyen ? Élitisme ?

Quand les maisons d’édition se rendront compte que ce style est un marché à part entière, alors peut-être qu’enfin certains auteurs verront le jour et la littérature française prendra une autre dimension. Pas mieux. Pas pire. Mais différente et en harmonie avec son époque.

Car il est évident que nombre d’auteurs fantastique français s’essayent et créent même des œuvres intéressantes et lorsque le courage leur prend d’envoyer leur « bébé » à une maison d’édition, la seule réponse qu’ils obtiennent est « ne correspond pas à notre ligne éditoriale ». Et je sais de quoi je parle, j’en ai une quinzaine sous les yeux à mon nom.

Aux Etats –Unis, un auteur arrive à publier une soixantaine de livre, en une carrière. Écrivain d’horreur, d’héroïque- fantasy est un métier, et pas seulement du beurre dans les épinards, pas un genre à part pour les lecteurs non-intellectuels. Dénigrer ces lecteurs revient à dénigrer ceux qui écoutent de la variété française plutôt que de la musique underground. Ou à clouer au pilori les fans de blockbusters pour privilégier les amateurs de films d’auteurs.

Les anglophones ont une culture de cette littérature et cela se ressent aussi dans le nombre impressionnant de prix et de récompenses qui sont distribués au cours d’une année.  Du jeune auteur fantastique, au meilleur roman étranger, en passant par le plus vendu, et des dizaines d’autres. Dans l’hexagone, hormis le Goncourt, il est difficile d’en citer un autre… Et celui là ne sera jamais décerné à un auteur comme Chattam ou Granget. Aujourd’hui, ce sont les magazines ou journaux qui prennent les devants pour porter à la lumière des auteurs que leurs propres lecteurs apprécieront. Amen !

Un jour, Jean-Pierre Mocky s’est lâché à la télé en déclarant « que les artistes français n’avaient pas de couilles » car il ne prenait pas de risques, et que les budgets étaient minables. Et à vrai dire ce jour là, j’ai été soulagé d’entendre un professionnel se soulever. Mais sont-ce les auteurs, créateurs qui ne prennent pas de risques ? Ou ceux qui détiennent les clés (producteurs, éditeurs, maisons de disque…)

Ce qui est frustrant, c’est que les anglophones ne sont meilleurs que sur la forme. Dans le fonds 60 millions de français arrivent à créer autant et aussi bien que n’importe qui, mais le dédain de certaines parties des artistes et surtout des dirigeants est un blocage évident à l’évolution de tous les arts en France.


 

La Censure a-t-elle tué les Héros ?

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En marge de l’édito sur « Le Mythe du Héros », une discussion avec mon entourage m’a soudainement fait prendre conscience que l’évolution ou la régression des héros avait commencé depuis plusieurs décennies déjà.

Il y a 50 ans, Zorro, Thierry la Fronde, Bleck Le Roc, Rintintin étaient les premiers héros. Accessibles à la télé, en BD ou même en livres, ils étaient humains, sans pouvoirs spéciaux, seulement dotés d’un grand courage et d’une habileté spéciale (épée, fronde, intelligence…). Leurs ennemis également humains se retrouvaient généralement sous les traits d’hommes de couleurs, d’indiens, ou d’oppresseurs en grand nombre. Si Zorro ne faisait qu’humilier ses ennemis sans les tuer, les autres n’hésitaient pas à abattre leurs adversaires d’un coup de revolver. La morale à l’époque voulait encore que certains hommes soient «inférieurs » à d’autres. Le blanc étant toujours le gentil, et l’autre, le méchant.

Heureusement, les mentalités ont évolué et ont fait place à de nouveaux modèles pour les jeunes. Finis les méchants noirs, et les vilains indiens ! Tous doivent être mis sur le même pied d’égalité, alors comment faire ? Doit- on parler de censure ou de sens moral ? Ce n’était pas la violence de ces séries qui était remise en cause, mais la façon dont la vision des Hommes « libres et égaux en droit » était bafouée. A l’heure où l’Amérique se battait contre l’apartheid, l’opinion publique devait faire quelque chose…

Pour palier à cela, le héros devient alors, un Super héros. Captain America voit le jour. Un super soldat sorti de la seconde guerre mondiale et qui se bat contre son ennemi de toujours : Crâne Rouge. Symbole explicite du communisme russe, ce personnage reste tout de même un simple symbole et ne lèse aucune couche de la société. Noirs, latinos, riches ou pauvres, personne ne peut se plaindre d’être caricaturé. C’est alors que, pendant longtemps, ce type de héros voit le jour. Spiderman, Superman et tant d’autres pour les comics, Sangoku, Musclor, les Cosmocats pour les dessins animés et manga… Un héros relativement concret mais complètement imaginaire, face à un ennemi souvent représenté sous des traits monstrueux et donc totalement irréel dans l’esprit des lecteurs et spectateurs.

Ensuite, dans les années 90, un autre problème surgit. La violence. Le héros, aussi fictif soit-il, devient trop violent et l’originalité devenant de mise pour créer un héros qui sort du lot, il devient même antihéros. Pour exemple, Ken le Survivant qui malgré sa douceur avec ses amis devient un être sanguinaire lors de ses combats, ou encore Spawn, héros « mort vivant » de comics dont le visage porte encore les traces de son assassinat. Brûlé vif…

Puis dans le monde, des jeunes décident de s’identifier au héros. « Ils sont surhumains, ils sauvent le monde, ils sont adulés, pourquoi pas nous ? » C’est alors, que Tueurs Nés, Scream sont pointés du doigt quand des meurtres surviennent copiant radicalement les scénarios ou que des étudiants débarquent au lycée armes au poing… Comme toujours une poignée d’idiots qui confond Fiction et Réalité arrive à faire surgir les associations « de sauvegarde de l’enfance » comme des diables de leurs boites.

Bref, trop de violence et voila que l’opinion publique tape du poing sur la table. Dieu sait que j’aime leur taper dessus, mais pourtant, ces associations de censure ont-elles eu tort d’intervenir ? Qui sait quelles autres horreurs nous aurions dû supporter si la Censure avec un grand C n’avait pas fait son œuvre. C’est donc une intervention en tant que « jeune » que je cautionne ! Et oui mesdames, messieurs !

 Encore faut-il que cela soit bien fait…

Prenons le cas de Dragon Ball Z. Faire disparaître le sang pouvait effectivement avoir son importance pour éviter tout symbole de mort et de douleur dans les esprits, mais c’était sans compter sur nos charmantes têtes blondes qui se sont rapidement dit « Si je mets un pain dans la tête de Nicolas, il ne saigne pas ? Coooool ». La notion de violence devenait donc aussi imperceptible que le sang effacé des écrans de télévision.

Dans la même veine, je crois ne pas avoir une seule fois entendu le mot « TUER ». Celui-ci est remplacé par des synonymes, « éliminer », « te faire disparaître de la surface de la Terre »…. Les combats étaient également tronqués, les épisodes devenant une suite de discussions ponctuées par des « Je vais t’éliminer ! » ravageurs, soudainement coupés pour cause de combat puis, les palabres reprenaient alors qu’un des interlocuteurs nous apparaissait blessé.

Et voila qu’aujourd’hui, on nous sert des héros « drôles ». Au final, pas de violence, pas de soumission, pas de malheureux, de gagnant ou de perdant. Le faire- valoir des années 80 a supplanté le héros classique. Krilin plus fort que San Goku, Orko plus charismatique que Musclor… Mais que dira l’opinion publique dans 5 ou 10 ans ? Que ces personnages débilitent nos enfants ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne véhiculent plus les valeurs chères à Joseph Campbell.

A travers tous ces exemples, nous pouvons nous rendre compte que la littérature ne semble pas touchée par ces modifications imposées. Pourquoi ? Simplement parce qu’un livre reste un média moins « grand public » que la télé. Et évidemment, l’absence d’image la préserve de toute censure.

Alors, un mal pour un bien ? Ou un bien pour un mal ? Le dosage reste difficile à établir, et il ne faut pas taper sur Famille de France comme ils ont eux -mêmes tapé sur nos Héros. Une génération de dessins animés violents, puis une autre de dessins animés  débilitants ; une fois le calibrage fini, peut-être pourrons-nous connaître un équilibre. Quoiqu’il en soit, je reste persuadé qu’entre « Intervention » et « Suppression », la marge reste grande. Si trop de violence tue à coup sûr la violence, je reste persuadé que trop de censure, tue le héros.


 

Le Mythe du Héros

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On peut écrire sur l’amour, sur la vie, la mort, dans des styles différents comme la science fiction, le documentaire, l’autobiographie…

Et pourquoi ne pas écrire sur la littérature elle-même ? Dans Ecriture, Stephen King nous faisait connaître sa vision de la littérature, ce qu’il aime ou n’aime pas dans la façon d’écrire un roman. Le style de chacun est unique, bon ou mauvais.

Il y a pourtant certaines choses immuables lorsqu’on écrit un roman et l’homme qui a étudié ce « phénomène » se nomme Joseph Campbell (1904 – 1987), il nous parle du « Mythe du Héros ».

Voici retranscrit mot pour mot ce que Wikipédia peut nous apprendre :

« Ainsi tous les héros mythiques débuteraient leur périple à la suite d’une « appel à l’aventure » – ce qui implique que le héros quitte l’environnement dans lequel il a grandi. Il devra ensuite faire face au « gardien du seuil », premier obstacle dans son voyage qui, une fois franchi (la plupart du temps avec l’aide d’un mentor ou d’un guide spirituel), lui permettra de pénétrer dans un monde plus spirituel – généralement représenté par une forêt sombre, un désert, ou bien une île mystérieuse. Il va y subir une série d’épreuves lui permettant de dépasser son mentor et d’accomplir enfin l’objet de sa quête (le plus souvent une réconciliation avec le père, une union sacrée ou une apothéose) représentant symboliquement l’émancipation. Il retournera ensuite chez lui complètement transfiguré par l’expérience de son voyage initiatique. »

Cet extrait est un résumé d’un essai écrit en 1949 « Les héros aux milles visages ». Vous pourrez bientôt en apprendre plus sur Joseph Campbell dans la section auteur du site. Pour le moment, penchons nous un peu plus sur cet extrait.

Peut- être cet extrait vous rappelle-t-il quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, pensez à Star Wars, Matrix ou encore Le Seigneur des Anneaux… Georges Lucas revendique s’être inspiré des pensées de Campbell pour sa première trilogie. Luke, Obiwan, Dark Vador….

Campbell déclarait même que les Héros étaient importants pour la société puisqu’ils véhiculaient des moyens universels de s’émanciper et de s’épanouir. En effet, même dans les années 80, des héros comme Conan, Rambo, Sangoku, Musclor, Manimal et tant d’autres formaient la jeunesse en mettant en avant l’exemple du personnage bon et se battant pour le bien. Personnages repris dans les cours de récréation par nos charmantes têtes blondes qui déambulaient en hurlant à qui voulait l’entendre « Je suis Superman !».

Les fillettes elles- mêmes venaient à prendre en exemple les héroïnes moins charismatiques mais bien présentes pour s’identifier. Pour preuve réelle, mes voisines gambadant dans le jardin en s’écriant « On dirait qu’on serait les filles de Julie Lescaut ». Véridique ! Jennifer Lauret, aussi belle soit-elle, n’aurait certainement jamais espéré que des jeunes filles la prennent en exemple pour des jeux d’enfants.

Paradoxalement, ces héros qui véhiculaient une image positive se sont vus gentiment remerciés par des groupes de protection de l’enfance (Famille de France quand tu nous tiens !!), remplacés par des dessins animés et séries télévisées plus soft.

Alors la question se pose à présent : cette initiative va-t-elle changer la vision du héros aux yeux du public ? La réponse ne sera apportée qu’après quelques années de test sur les enfants d’aujourd’hui bercés par Bob L’Eponge. Après avoir été accusée de rendre nos enfants trop violents, la nouvelle génération de héros pourrait bien être taxée de « débillisation » à outrance. Car franchement, de Ken le Survivant à Patrick l’étoile de mer, le meilleur ami de Bob l’éponge, la côte du héros en prend un sacré coup.